Depuis octobre 2024, je me suis délibérément consacrée "aux croquis et miniatures en atelier", quitte à délaisser photos et publications chronophages. 
Sont nées 18 miniatures (format A5 à A4 au max) produites pour :
  • 1- préparer des expos en 2026 sans être envahie par les toiles sur châssis ;
  • 2- exploiter l'humour et les humeurs des songes ;
  • 3- observer avec force concentration un objet réel tiré de mes tiroirs ;
  • 4- progresser dans la représentation réaliste de matières (les métaux blancs tels chrome, alu, inox comme représentants de la durabilité, la force, la brillance) dont j'affectionne tant les Sens symboliques ;
  • 5- sur-réaliser ce réel vers les idées de souplesse et légèreté un peu goguenarde ;
  • 6- m'amuser à la méticulosité et la domestication des médium et traceur ;
  • 7- donner au sujet peint une respiration qu'offrent passe-partout et maries-louises dont je mesure enfin l'intérêt et réalise sans aucune facilité ;
  • 8- accorder davantage de considération aux cadres pour sublimer composition, teintes, et effet "écrin" quitte, au sortir d'un grenier, à les rénover, qu'ils soient en bois, en métal ou avec incrustations (Pâte à bois, peinture et vernis.... j'ai renoncé au kraft gommé par crainte de mouiller la miniature)
 
Après tant de temps et d'exercices et deux toiles réalisées depuis le début de 2026, voici la troisième intitulée "Le Choix claustral des Frères : un mystère" : une toile qui illustre cette occurrence qu'est la Fraternité monacale et dont la figure principale est minuscule et décentrée (une ronde de Frères et soeurs dans un cloître). Elle reste cependant le point focus du regard qui y trouve un apaisement par rapport aux grandes formes spectrales et drapées exclues de l'enceinte du monastère (formes qui m'ont permise enfin de saisir combien un drapé textile gagne en fluidité quand on le représente d'abord par les masses et seulement après par quelques traits qui ne doivent surtout pas tendre vers la verticalité ou l'horizontalité).
Une toile peinte avec mon favori Brun Van Dyck et un violet-bleu quinacridone : deux couleurs que je trouve propices aux mystères, à l'improbable, au spirituel.